En France métropolitaine et dans les outre-mer, plusieurs régions sont exposées au risque de séismes, en particulier les Antilles. Les tremblements de terre de 2004 en Guadeloupe et de 2007 en Martinique ont eu de graves conséquences sur la population. En 2019, le séisme du Teil en Ardèche a entraîné des dégâts sur de nombreux bâtiments. Entre 1982 et 2022, 668 communes ont été reconnues au moins une fois en état de catastrophe naturelle pour des tremblements de terre (source : SDES, Chiffres clés des risques naturels 2023). La France compte aussi quatre volcans actifs dans les outre-mer.
L’écorce de la Terre est découpée en plusieurs plaques tectoniques : ce sont des blocs rocheux sous le sol qui peuvent bouger sous l’effet de la chaleur stockée au centre de la Terre. Les plaques tectoniques peuvent se rapprocher, se chevaucher, s’éloigner ou glisser les unes contre les autres. En bougeant, elles font trembler la terre et provoquent des séismes. Elles peuvent aussi faire apparaître des volcans, à la limite entre deux plaques.
Représentation schématique montrant un foyer sismique en profondeur, des ondes se propageant vers la surface, une fissure traversant le sol jusqu’à un volcan en éruption, avec un village et une forêt en arrière-plan.
Les séismes : un risque imprévisible et destructeur
Les séismes peuvent provoquer des dégâts importants sur les bâtiments et mettre en danger la vie des personnes. Ils peuvent aussi entraîner des mouvements de terrain, des tsunamis, ou la rupture de réseaux d’eau, d’énergie et de communication. S’ils détruisent des canalisations ou des sites de stockage de produits dangereux, les séismes peuvent entraîner une pollution importante de l’eau et des milieux naturels.
Aujourd’hui, il n’est pas possible de connaître avec certitude la date d’un séisme. Cela les rend particulièrement dangereux, car il est presque impossible d’évacuer les bâtiments à temps.
Pour protéger la population face au risque de tremblement de terre, il existe des règles de construction de bâtiments parasismiques, c’est-à-dire des bâtiments plus résistants aux vibrations du sol. Par ailleurs, il faut que la population soit sensibilisée aux gestes de sécurité : par exemple, il est recommandé de fixer les meubles aux murs en prévention. Pendant les secousses, il faut s’abriter loin des fenêtres, près d’un mur, sous une table, ou bien s’éloigner des bâtiments (source : Géorisques, Que faire en cas de séisme ?).
Comment définir la gravité d’un tremblement de terre ?
Il y a deux manières de mesurer la violence d’un séisme : la magnitude et l’intensité. La magnitude correspond à la quantité d’énergie libérée sous forme d’ondes sismiques. L’échelle de Richter est la plus connue pour l’évaluer : par exemple, un séisme de magnitude 4 est nettement ressenti par la population mais provoque peu de dégâts alors qu’un séisme de magnitude 6 ou 7 est destructeur.
L’échelle d’intensité d’un séisme mesure le ressenti de la population et l’importance des dégâts. Elle dépend de la magnitude, mais aussi de la profondeur du foyer (le point de départ du séisme sous la terre) de la nature du sol et de la distance des populations par rapport à l’épicentre. L’épicentre se trouve à la surface de la terre, à la verticale du foyer, et c’est en général l’endroit où les secousses sont les plus violentes.
L’échelle d’intensité des séismes s’étend de 1 à 12, des secousses imperceptibles jusqu’à l’effondrement généralisé des bâtiments (source : Géorisques, séisme).
Quels sont les risques sismiques en France ?
En France, c’est dans les Antilles que le risque de séisme est le plus élevé : en Guadeloupe, en Martinique, à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy. En effet, les Antilles se situent à la frontière entre les plaques tectoniques nord-américaine, sud-américaine et des Caraïbes. Entre 2014 et 2019, près de 4 600 tremblements de terre se sont produits en Guadeloupe et en Martinique. 99 % d’entre eux étaient de magnitude inférieure à 3.
En France métropolitaine, le risque de séismes est modéré. Comparée aux pays méditerranéens comme la Turquie, la Grèce ou l’Italie, la France est rarement touchée par des séismes de magnitude élevée. La quasi-totalité des tremblements de terre survenus entre 1962 et 2020 en métropole étaient de magnitude inférieure à 3. Les régions métropolitaines les plus exposées sont les Pyrénées, les Alpes, la Provence et l’Alsace (source : SDES, Chiffres clés des risques naturels 2023).
Les éruptions volcaniques
Le magma est la roche fondue, très chaude, située à l’intérieur de la Terre. Les éruptions volcaniques se produisent lorsque ce magma remonte vers la surface.
Il existe deux types d’éruptions volcaniques. Les éruptions « effusives » rejettent le magma sous forme de lave fluide qui coule le long du volcan. Les éruptions « explosives » rejettent des matériaux solides à haute température, ainsi qu’une grande quantité de gaz.
Les éruptions sont parfois accompagnées de nuées ardentes : ce sont des avalanches de gaz, de cendres et de morceaux de roches brûlants. Il peut aussi y avoir des retombées de cendres et de « bombes » volcaniques, des émissions de gaz, des coulées de boue et des mouvements de terrain.
Les éruptions volcaniques peuvent durer de quelques heures jusqu’à plusieurs dizaines d’années, ou même des siècles. Cela veut dire qu’elles peuvent entraîner de longues périodes de crise et avoir des conséquences durables sur la population et l’environnement (Source : Géorisques, éruption volcanique).
Quatre volcans actifs en France
Les volcans actifs dans les outre-mer sont surveillés en permanence par des observatoires volcanologiques et sismologiques. Ces observatoires peuvent anticiper les éruptions volcaniques en étudiant, par exemple, les tremblements de terre, les mouvements et la température des volcans.
En cas de risque d’éruption, le plan Orsec Volcan (Organisation de la réponse de sécurité civile) est appliqué. Il prévoit l’évacuation et la mise en sécurité de la population suivant les différents niveaux d’alerte (Source : SDES, Chiffres clés des risques naturels 2023).
Le Piton de la Fournaise à La Réunion
Entre 1979 et 2021, le Piton de la Fournaise à la Réunion est entré en éruption 83 fois. La durée moyenne d’une éruption est d’environ 19 jours et 96 % des coulées de lave sont émises dans une zone inhabitée. Les éruptions peuvent cependant représenter un risque pour les visiteurs attirés par le volcan.
La Montagne Pelée en Martinique
La Montagne Pelée est un volcan actif situé au Nord de la Martinique. Il est sous vigilance jaune depuis 2020, ce qui signifie que sa surveillance par les scientifiques est renforcée.
La Soufrière de Guadeloupe
La Soufrière est un volcan actif dans le parc national de la Guadeloupe. S’il entrait en éruption, neuf communes devront être évacuées.
Le volcan sous-marin Fani Maoré à Mayotte
Un volcan sous-marin est apparu récemment à cinquante kilomètres de l’Île de Mayotte. En 2018, de nombreux séismes ont été ressentis par les habitants de l’Île. C’est en cherchant la cause de ces tremblements de terre que les scientifiques ont découvert en 2019 le Fani Maoré (Source : SDES, Chiffres clés des risques naturels 2023).
Ressources
Les risques naturels en France : état des connaissances en 2025
SDES, le 12/02/2026
Lien direct vers le site web
Géorisques, le portail pour s’informer sur les risques naturels et technologiques
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