Santé

La radioactivité

Mis à jour le | Commissariat général au développement durable

La radioactivité est un phénomène naturel apparu depuis que les atomes se sont formés peu après le big bang il y a près de 14 milliards d’années. Elle est présente partout sur Terre, au sein de la matière et des êtres vivants.

Dans la nature, la matière est constituée d’atomes se combinant entre eux, certains étant stables et d’autres radioactifs. Ces derniers se désintègrent en émettant différents types de rayonnements, puis deviennent stables à leur tour.

Ainsi, la radioactivité diminue avec le temps, plus ou moins rapidement selon les atomes. L’ensemble des sources de radioactivité d’origine naturelle et artificielle contribue à l’exposition des individus.

L’exposition à la  radioactivité 

Un Français reçoit au total une dose annuelle moyenne de radioactivité de l’ordre de 3,7 millisieverts par an.

Près des deux tiers de l’exposition totale sont inhérents à la radioactivité naturelle : inhalation de radon (environ 38 % de l’exposition totale), rayonnement émis par le sol (environ 14 %), rayonnement cosmique (environ 8 %) et ingestion d’éléments radioactifs naturels (uranium, radium, etc.) présents dans les aliments et dans l’eau (environ 6 %).

L’exposition d’origine artificielle incombe principalement aux sources médicales et pour une très faible part, à l’industrie et aux installations nucléaires en fonctionnement normal.

Les sources de radioactivité 

La radioactivité naturelle

Le radon, gaz radioactif omniprésent à la surface de la Terre, se forme lors de la désintégration de l’uranium, du radium et du thorium naturellement présents dans les sols et dans les roches. Les grands massifs granitiques (Corse, Massif armoricain, Massif central, Vosges, etc.) sont les plus concernés, ainsi que certains grès et schistes noirs.

En se désintégrant, le radon forme des éléments radioactifs capables de se fixer sur les aérosols de l’air. Une fois inhalés, ces éléments peuvent alors se déposer le long des voies respiratoires et les irradier. Le radon est classé comme cancérigènes certaines pour le poumon depuis 1987. Considéré comme polluant de l’air intérieur, il serait la seconde cause de cancer du poumon, après le tabac et devant l’amiante, et provoquerait entre 1 200 et 2 900 décès par an, soit 5 % à 12 % des 25 000 décès par cancer du poumon en France.

La concentration en radon dans les bâtiments dépend de la teneur en uranium des sols, des caractéristiques des constructions (étanchéité, ventilation, matériaux de construction) et des habitudes d’aération et de chauffage de leurs occupants.

La radioactivité artificielle

Découverte au début du XXe siècle, la radioactivité a permis de développer de nombreuses applications industrielles (production électrique), médicales (rayons X pour la radiographie) ou militaires.

Les effets des rayonnements émis sur les êtres vivants dépendent de la nature des rayonnements et de l’énergie qu’ils dégagent, de la durée d’exposition et de la sensibilité de l’organisme ou de l’organe cible.

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