Chaque année, des dizaines de milliers de bâtiments sont endommagés par le retrait-gonflement des sols argileux. Une cartographie actualisée par le service géologique national montre que ce phénomène naturel touche maintenant presque tout l’Hexagone.
Plus de la moitié des sols de la France métropolitaine sont désormais concernés par le RGA (retrait-gonflement des argiles). Cela signifie que les sols riches en argile, une terre qui retient l’eau, gonflent lorsqu’il pleut beaucoup ou se rétractent pendant les périodes de sécheresse.
Les épisodes de sécheresses se multiplient, et ces mouvements du sol sont donc de plus en plus fréquents. Cela a des conséquences concrètes sur les constructions : des fissures peuvent apparaître dans les murs, et les maisons individuelles, les immeubles et tout autre bâtiment peuvent se déformer. Les routes aussi peuvent être endommagées.
Un dommage sur une maison individuelle causé par le retrait-gonflement des argiles coûte en moyenne 16 500 euros. Dans certains cas, ces dégâts peuvent être remboursés comme pour une catastrophe naturelle. Au total, 12,1 millions de maisons peuvent recevoir des aides du Fonds de prévention contre les risques liés à l’argile.
Presque tout l’Hexagone concerné
Entre 2018 et 2022, 240 000 sinistres liés aux mouvements des sols argileux ont été déclarés. Cela représente 58 % des sinistres survenus depuis 1989.
La cartographie d’exposition existante, datant de 2019, a été mise à jour an avril 2026 par le BRGM, le service géologique national et la Mission risques naturels. L’un de ses principaux enseignements est que 55 % des sols de l’Hexagone sont moyennement à fortement touchés, contre 38 % il y a 7 ans.
Toutes les régions de la France métropolitaine, mis à part la Bretagne et la Normandie, sont concernées.
Des obligations et des aides dans les zones touchées
Dans les zones les plus exposées, des études des sols sont obligatoires en cas de vente de terrain constructible ou de construction de maison individuelle. Cette règle vise à mieux informer les acheteurs et à sécuriser un achat ou un projet de construction. À partir du 1er juillet 2026, la nouvelle cartographie s’appliquera. Le périmètre dans lequel ces obligations s’appliquent sera alors élargi. Le BRGM propose une carte pour visualiser l’évolution des zones concernées et les pouvoirs publics mettent à disposition le site internet fonds-prevention-argile.beta.gouv.fr pour vérifier son éligibilité au fonds d’aide.
Cette image explique comment les mouvements du sol abîment les habitations. En haut, le texte dit : « 55 % du territoire français désormais concerné par le retrait-gonflement des argiles ». En dessous, deux schémas comparent les effets de la météo : à gauche, le soleil et la sécheresse font descendre le sol et fissurent une maison ; à droite, les nuages et la pluie font gonfler la terre vers le haut, ce qui casse encore plus la maison.
Ressources
Les dernières ressources
Retrait-gonflement des argiles : la carte nationale d’exposition évolue
BRGM, 1ᵉʳ avril 2026
À la demande de l’État, le BRGM et la Mission risques naturels ont actualisé la cartographie d’exposition au phénomène de retrait-gonflement des sols argileux, qui cause chaque année des dommages considérables aux bâtiments.
Fonds prévention argile
Ministère de la Transition écologique, site beta Fonds prévention argile
Bénéficiez d’un accompagnement technique et financier pour vous prémunir du phénomène de retrait-gonflement des argiles. Vérifiez votre éligibilité en répondant à quelques questions, et déposez votre dossier de demande d’aides en ligne.