Des eaux rouges, vertes ou mousseuses peuvent parfois apparaître en mer en trop forte présence de microalgues. On parle alors de « blooms », et ils peuvent être le signe d’un écosystème marin en mauvaise santé. Grâce au programme Phenomer 2.0, tout le monde peut les signaler pour aider les scientifiques à mieux les comprendre ces « blooms ».
L’Ifremer, l’institut français de recherche sur l’océan, relance son programme de sciences participatives Phenomer 2.0. Son objectif est de mieux observer les « blooms », c’est-à-dire les fortes multiplications de microalgues qui peuvent colorer l’eau le long des côtes. Les citoyens, les professionnels de la mer et les associations peuvent, avec ce programme, signaler ces phénomènes. Cela aide les scientifiques à mieux comprendre leurs effets sur les écosystèmes marins.
Des observations utiles pour la recherche
Les blooms sont des phénomènes naturels liés à la multiplication de microalgues. Ils peuvent rendre l’eau rouge, verte ou recouverte de mousse. Certains peuvent avoir des conséquences sur l’environnement, l’aquaculture (l’élevage d’animaux ou de plantes aquatiques) ou certaines activités de loisirs. Lorsqu’ils deviennent fréquents, ils peuvent aussi être le signe d’un déséquilibre du milieu marin.
Le programme Phenomer permet à toute personne qui observe une eau colorée en mer de le signaler aux scientifiques. Ces observations permettent de recueillir des informations sur ce phénomène, qui apparait souvent sans prévenir et disparait rapidement. Elles aident aussi à mieux comprendre le phytoplancton, un ensemble de très petits organismes vivant dans l’eau, y compris certaines espèces de microalgues qui peuvent être toxiques.
Comment participer ?
Les personnes qui observent une eau rouge, verte ou mousseuse peuvent envoyer un signalement grâce à l’application mobile ou au site Internet Phenomer. Si ça leur est possible, elles peuvent aussi prélever un échantillon d’eau et le déposer dans un point relais.
Les signalements permettent d’avertir rapidement les scientifiques, d’alimenter une base de données nationale accessible à tous et d’améliorer les connaissances sur ces phénomènes. Ces informations peuvent notamment aider à mieux prévenir certains risques écologiques, comme la présence de substances toxiques dans les coquillages. Ou à alerter sur les déséquilibres liés à l’eutrophisation, un phénomène qui se produit lorsqu’une trop grande quantité de nutriments, comme l’azote ou le phosphore, arrive dans l’eau et perturbe son équilibre.
En retour, les participants reçoivent des informations sur leurs observations, peuvent échanger avec des scientifiques et accéder à des ressources pédagogiques sur le phytoplancton et les microalgues.
À gauche, le texte dit : « Contribuez à l’observation de la prolifération de microalgues le long des littoraux ! ». À droite, un grand cercle montre des microalgues microscopiques vertes. Autour, trois petits ronds illustrent les actions à faire : prendre en photo une eau de mer devenue rouge avec son téléphone, prélever de l’eau verte dans un bocal, et signaler sa position géographique sur une carte.
Ressources
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Institut français de recherche sur l’océan (Ifremer) - 5 juin 2026.