En 2023, un euro de consommation touristique a engendré l’émission de 0,35 kg CO2 équivalent. C’est 75 % de plus qu’un euro consommé au quotidien par les Français (demande finale française). Cela s’explique par le poids des transports dans les dépenses touristiques.
Les transports, premier poste de l’empreinte carbone touristique
Les déplacements représentent 65 % de l’empreinte carbone de la consommation touristique, alors qu’ils ne constituent que 29 % des dépenses. Les transports ont donc un impact fort sur le climat, en particulier dans un contexte touristique. Le transport aérien est responsable de 25 % de l’empreinte carbone totale pour seulement 9 % des consommations touristiques. Un euro dépensé en avion génère 1 kg de CO2 équivalent, soit trois fois plus que la moyenne des dépenses touristiques.
Les autres postes pèsent moins : l’hébergement contribue à hauteur de 16 %, l’alimentation à 11 % et les autres biens et services à 9 %.
Crédits : Commissariat général au développement durable
Agrandir la figure 4958Les déplacements touristiques représentent 65 % de l’empreinte carbone
Décompositions de l’empreinte carbone du tourisme.
Activités :
- Transport (Hors services de transports étrangers) : 65 %
- Hébergement : 16 %
- Alimentation : 11 %
- Autres biens et services : 9 %
Provenance des touristes :
- Touristes résidents : 66 %
- Touristes non-résidents : 34 %
Lieu d’émission des GES :
- GES émis en France (Ex : combustion de carburants routiers) : 58 %
- GES émis à l’étranger (Ex : produits vendus aux touristes fabriqués à l’étranger) : 42 %
En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %.
Des émissions produites majoritairement en France, mais aussi à l’étranger
Plus de la moitié des gaz à effet de serre liés à la consommation touristique (58 %) sont émis sur le territoire national. Ils proviennent principalement de la combustion de carburants routiers achetés par les touristes, à l’origine de 30 % de l’empreinte totale, ainsi que des consommations d’énergie dans les établissements touristiques.
Les 42 % restants sont émis à l’étranger, notamment lors de l’extraction et du raffinage du pétrole ou de la fabrication de produits vendus aux touristes.
Une empreinte encore inférieure au niveau d’avant la crise sanitaire
Malgré une hausse de 3 % entre 2022 et 2023, l’empreinte carbone du tourisme est inférieure de 17 % au niveau de 2019. Plusieurs raisons à cette baisse :
- la décarbonation des secteurs touristiques : les émissions de gaz à effet de serre par euro dépensé ont baissé de 14 % ;
- l’évolution des dépenses : le recul de la consommation des biens et services à fort impact sur le climat comme le transport aérien ou les carburants ainsi que l’augmentation de la consommation des services faiblement émetteurs (hôtellerie-restauration, activités sportives et de loisirs) ;
- des changements dans la composition de la clientèle touristique, notamment le recul du tourisme d’affaires et, le retour des visiteurs étrangers principalement issus des pays voisins.
Crédits : Commissariat général au développement durable
Agrandir la figure 4959L’empreinte carbone de la consommation touristique reste inférieure à celle de 2019
L’empreinte carbone de la consommation touristique est passée de moins 39 % en 2019 à moins 17 % en 2023 (75 Mt CO2 éq).
(consommations touristiques réalisées en France par des visiteurs résidents ou non-résidents, hors services de transports étrangers)
Ressources
Les dernières ressources
L’empreinte carbone de la consommation touristique en 2023 : une intensité en carbone élevée
Datalab essentiel - Service des données et études statistiques - Avril 2026.
Des vacances et des loisirs plus écologiques
Ademe (Agence de la transition écologique) - Rubrique du site agirpourlatransition.ademe.fr