Ozone, particules fines : la pollution de l’air reste préoccupante et coûteuse pour l’Europe

Publié le | Commissariat général au développement durable

La pollution de l’air reste un danger pour la santé en Europe malgré des progrès depuis vingt ans. L’ozone et les particules fines restent des polluants préoccupants.

Malgré des progrès réalisés ces vingt dernières années, la pollution de l’air reste le principal risque environnemental pour la santé en Europe. C’est ce que montre l’Agence européenne pour l’environnement (AEE). Les émissions de nombreux polluants ont diminué grâce aux politiques européennes et nationales mises en place depuis les années 2000. Mais dans une grande partie de l’Europe, la qualité de l’air reste encore insuffisante.

Dans certaines régions, les niveaux de pollution dépassent les normes européennes. En 2024, plus de 12 % des stations de surveillance ont enregistré des concentrations supérieures aux normes actuelles pour chacun de ces polluants :

  • les particules fines (PM10), qui proviennent pour beaucoup du chauffage au bois, du trafic et des chantiers ;
  • le benzo(a)pyrène, généré naturellement lorsque des matériaux fossiles brûlent ou pendant des feux de forêt ;
  • l’ozone troposphérique, un gaz dit « secondaire » parce qu’il est produit à partir de gaz comme l’oxyde d’azote, sous l’effet des UV (ultraviolet) du soleil.

La majorité des Européens respirent un air qui ne respecte pas les recommandations plus strictes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Parmi ceux qui vivent en ville, plus de neuf habitants sur dix sont exposés à des niveaux de pollution considérés comme dangereux pour la santé.

L’ozone troposphérique, un polluant difficile à réduire

Parmi les polluants surveillés, l’ozone troposphérique intéresse particulièrement les chercheurs. Contrairement à d’autres polluants, ses concentrations ne diminuent pas. Même si on émet moins des gaz qui le produisent.

L’AEE estime que l’ozone est responsable de 63 000 décès dans l’Union européenne en 2023, soit environ trois le nombre total de morts dus aux accidents de la route ( source ). Il provoque aussi d’importants dégâts agricoles, représentant plusieurs milliards d’euros de pertes. Le changement climatique pourrait encore aggraver la situation, puisque les fortes chaleurs favorisent la formation d’ozone.

Des normes plus strictes à partir de 2030

L’Union européenne a adopté de nouvelles normes de qualité de l’air. Elles entreront en vigueur en 2030. Certaines régions respectent déjà ces futurs seuils, notamment pour le dioxyde d’azote ou le dioxyde de soufre. Mais pour les particules fines, les efforts à fournir restent importants : en 2024, plus de 30 % des stations européennes dépassaient encore les seuils des normes de 2030.

À partir de 2026, les États membres devront mettre en place des plans pour réduire les concentrations de polluants dans les zones les plus touchées. L’objectif est de protéger la santé publique et de réduire les coûts économiques liés à la pollution, estimés à 600 milliards d’euros par an dans l’Union européenne. Cela représente plus de 3 % du produit intérieur brut (PIB) de tous les États membres ou encore l’équivalent de tout le budget général de l’État français.

Qualité de l'air en Europe : des efforts restent à faire contre l'ozone
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En haut, le texte dit : « Qualité de l’air en Europe : des efforts restent à faire contre l’ozone ». En dessous, le décor change de gauche à droite : la partie gauche montre un environnement propre avec une femme à vélo, de l’herbe verte et des panneaux solaires. Au centre, un grand soleil brûlant avec un effet de serre. La partie droite devient sombre et rouge, montrant des voitures et des usines qui crachent de la fumée et de la végétation qui sèche.

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