Les parcs éoliens en mer se développent car ils permettent de réduire la dépendance aux énergies fossiles et de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Une étude menée par l’Ifremer (Institut français de recherche dédié à la connaissance de l’océan) et le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) fait le point sur ce que l’on sait aujourd’hui de leurs effets sur les animaux et les plantes, mais aussi sur les questions qui restent à étudier.
L’Ifremer et le CNRS ont publié en 2026 les résultats d’une étude sur les effets des parcs éoliens en mer sur les écosystèmes côtiers. Elle a été menée entre 2024 et 2026 à partir de plus de 411 publications scientifiques, et montre les conséquences sur les espèces sous la surface de l’eau comme dans les airs. Cela permet d’anticiper les effets du développement de l’éolien en mer sur la biodiversité marine et de mettre en place les mesures les plus adaptées pour les atténuer.
Les effets sur la vie marine
La présence d’éoliennes a des conséquences sur les oiseaux en les obligeant, par exemple, à changer de trajet pour les éviter. Cela peut rallonger leurs déplacements ou les empêcher d’accéder facilement aux endroits où ils se nourrissent ou se reposent. Il y a aussi un risque : que les espèces qui volent à la hauteur des pales entrent en collision avec.
Sous l’eau, les fondations des éoliennes créent de nouvelles surfaces dures sur lesquelles viennent s’installer des moules, des balanes et de petits crustacés. Dans certains parcs de la mer du Nord, un seul mât peut accueillir jusqu’à deux tonnes de moules. Cela peut contribuer à attirer certains poissons, comme le cabillaud ou la plie, que l’on retrouve parfois en plus grand nombre près des éoliennes.
Autre effet : les travaux de construction produisent un bruit important sous l’eau. Ces sons peuvent modifier le comportement des mammifères marins et de certains poissons. Les scientifiques ont notamment observé que des marsouins s’éloignent des zones de travaux.
Poursuivre les recherches pour limiter les effets
L’expertise présente aussi plusieurs moyens de limiter ces effets. Par exemple, déplacer les parcs à d’autres lieux, où les espèces ne migrent ou ne se reproduisent pas, ou arrêter les pales lors des périodes de migrations. Des scientifiques travaillent également sur des moyens de les rendre plus visibles, pour éviter les impacts.
Enfin, 85 % des études portent sur la réduction du bruit. Plusieurs dispositifs ont été testés pendant les travaux pour atténuer la propagation du son dans l’eau. Par exemple, utiliser des rideaux de bulles au moment des travaux aide à diminuer la pollution sonore.
Les chercheurs soulignent aussi que les connaissances sur le sujet restent incomplètes. Il faut encore poursuivre les recherches pour guider les décisions sur le développement de l’éolien en mer tout en protégeant la vie marine.
À gauche, le texte indique : « Éoliennes en mer et biodiversité : les effets sur la vie marine ». À droite, une illustration montre un grand parc d’éoliennes en mer, vues de haut, alignées les unes derrière les autres. En bas à gauche, on aperçoit un bout de côte avec du sable et de la végétation.
Ressources
Les dernières ressources
Éoliennes en mer & biodiversité : résultats de l’expertise scientifique Ifremer-CNRS
Ifremer (Institut français de recherche dédié à la connaissance de l’océan) - 29 juin 2026.