Chiffres clés

Gestes quotidiens pour l’environnement : comment se situent les français en Europe ?

Mis à jour le | Commissariat général au développement durable

75 % des Français trient leurs déchets pour les recycler, contre 64 % en moyenne dans l'Union européenne

Tri des déchets, réduction de la consommation de viande, maîtrise de l’énergie : les Français sont globalement plus engagés sur certains gestes environnementaux du quotidien que la moyenne de leurs voisins européens. Mais marcher, prendre le vélo ou les transports en commun reste encore perçu comme compliqué à mettre en application en France.

Le recyclage est la pratique environnementale la plus courante chez les Français

Parmi toutes les actions individuelles en faveur de l’environnement, le tri des déchets reste en 2025 la pratique la plus fréquente des ménages français. Ce résultat s’explique surtout par la généralisation des dispositifs de collecte sélective par les communes, qui rend ce geste accessible à la quasi-totalité de la population.

Pour autant, les Français ne considèrent pas le recyclage comme le geste le plus efficace pour protéger l’environnement : ils placent plutôt en tête la réduction de la consommation d’énergie, l’achat de produits locaux ou la limitation des voyages en avion.

Sur quelles autres pratiques les Français sont-ils particulièrement engagés ?

En Europe, la France se distingue sur plusieurs points. En plus du tri des déchets, 34 % des Français déclarent avoir réduit leur consommation de viande, soit 9 points au-dessus de la moyenne européenne. La maîtrise de l’énergie dans les foyers est aussi plus répandue en France qu’ailleurs en Europe, que ce soit à l’achat du logement ou dans la consommation au quotidien.

Actions individuelles mises en œuvre en 2025

Crédits : Commissariat général au développement durable

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Actions individuelles mises en œuvre en 2025

Question : Laquelle ou lesquelles des mesures suivantes s’appliquent à vous ? Veuillez sélectionner toutes les réponses qui s’appliquent.

  • Achat d’une voiture électrique : France : 3 % / UE à 27 : 3 %
  • Choix d’une voiture ayant une faible consommation de carburant : France : 4 % / UE à 27 : 6 %
  • Installation de panneaux solaires chez soi : France : 4 % / UE à 27 : 8 %
  • Achat d’un logement peu consommateur d’énergie : France : 5 % / UE à 27 : 3 %
  • Installation d’une pompe à chaleur pour réduire sa facture d’énergie et son empreinte carbone : France : 5 % / UE à 27 : 5 %
  • Souscription à une offre d’électricité verte : France : 6 % / UE à 27 : 9 %
  • Aucune de ces actions : France : 7 % / UE à 27 : 8 %
  • Installation d’appareils contrôlant les consommations d’énergie du logement : France : 10 % / UE à 27 : 8 %
  • Prise en considération de l’empreinte carbone lors des longs déplacements : France : 16 % / UE à 27 : 10 %
  • Amélioration de l’isolation du logement pour économiser l’énergie : France : 17 % / UE à 27 : 14 %
  • Recours privilégié aux modes de déplacement actifs ou collectifs : France : 22 % / UE à 27 : 26 %
  • Réduction de la consommation de viande : France : 34 % / UE à 27 : 25 %
  • Prise en compte de la consommation d’énergie lors des achats électroménagers : France : 35 % / UE à 27 : 34 %
  • Réduction des produits jetables : France : 51 % / UE à 27 : 49 %
  • Réduction et tri des déchets : France : 75 % / UE à 27 : 64 %

Notes : Les réponses « Autre » ou « Ne sait pas » n’apparaissent pas ici. Elles représentent entre 0 et 1 % des réponses.
Champ : France métropolitaine et Union européenne (UE 27).
Source : Eurobaromètre, « Climate Change » (SP 565), Février-Mars 2025.

Les déplacements, point faible des pratiques environnementales françaises

22 % des Français affirment renoncer à leur voiture au profit de modes de déplacement plus respectueux de l’environnement, contre 26 % pour la moyenne européenne. Les Suédois sont 63 % à opter pour des modes des déplacements actifs ou collectifs. De même, les Français ne sont que 16 % à tenir compte de l’empreinte carbone de leurs déplacements longue distance, contre 36 % en Suède.

Les habitudes de mobilité sont perçues comme difficiles à changer : c’est là que l’écart avec les pays du nord de l’Europe est le plus marqué.

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