Femmes et climat : premières touchées, premières actrices

Mis à jour le | Commissariat Général au Développement Durable

Le changement climatique n’affecte pas tout le monde de la même manière. Plus exposées aux risques, les femmes sont aussi parmi les plus engagées pour protéger l’environnement, mais restent encore peu présentes dans les décisions.

Quels sont les impacts du changement climatique sur les femmes et les filles ? Comment agissent-elles pour protéger l’environnement ? L’ADEME (agence de la transition écologique) rappelle qu’elles sont les plus exposées aux effets du changement climatique, et plus engagée dans la transition écologique.

Des femmes plus exposées aux effets du changement climatique

Le changement climatique accentue les inégalités existantes, en particulier entre les femmes et les hommes. Selon le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), les personnes les plus vulnérables sont les plus touchées par le réchauffement du climat, et il s’agit majoritairement de personnes pauvres. Or, à l’échelle mondiale, 70 % des personnes vivant dans la pauvreté sont des femmes, et elles représentent aussi 80 % des réfugiés climatiques. Lors de catastrophes climatiques, les femmes et les enfants ont 14 fois plus de risques de décès que les hommes, parce qu’elles ont moins accès à l’eau, à la nourriture, à l’éducation à la protection sociale ou à l’emploi.

En France, parmi les 18-29 ans, 20,6 % des femmes sont pauvres (846 000 personnes), contre 18,7 % des hommes (776 000). Les femmes occupent 78 % des emplois à temps partiel et sont plus souvent en sous-emploi (7,8 % contre 3,1 %). L’écart de revenu salarial net est de 18,1 % sans enfant et peut atteindre 47,5 % pour les parents de trois enfants ou plus.

Leur santé est aussi plus exposée à des risques comme la pollution, la chaleur ou les produits chimiques. Elles représentent 65 % des personnes souffrant d’éco-anxiété, un stress lié aux inquiétudes environnementales.

Des femmes très engagées dans la vie privée

Les femmes sont très actives pour protéger l’environnement, et sont plus nombreuses à se dire prêtes à changer leur comportement et leur consommation. Et elles le mettent en pratique davantage que les hommes : le rapport « Inégalités de genre, crise climatique et transition écologique » du CESE (Conseil économique, social et environnemental) rappelle qu’elles ont plus tendance à consommer local et de saison, à limiter les emballages plastiques, réduire le chauffage… De manière générale, elles pensent plus souvent que les gestes du quotidien peuvent faire la différence dans la protection de l’environnement que les hommes, qui comptent davantage sur les solutions technologiques.

Malgré cet engagement, les femmes restent sous-représentées dans les lieux de décision. Lors des conférences internationales sur le climat, comme la COP30 au Brésil, elles représentent seulement 30 à 35 % des délégations. Elles ne participent donc que peu à la définition des politiques climatiques.

Pour construire un monde plus écologique et plus juste, l’ONU (Organisation des Nations unies) et 193 pays ont fixé 17 objectifs de développement durable à atteindre d’ici à 2030. L’égalité entre les femmes et les hommes est le cinquième de ces objectifs. Tous sont liés : il est impossible de protéger l’environnement sans réduire les inégalités sociales.

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À gauche de l’image, le texte explique : « Le changement climatique accentue les inégalités entre hommes et femmes ». À droite, un graphique montre une femme et un homme debout sur deux colonnes de tailles différentes. La colonne de la femme est beaucoup plus haute avec l’inscription « ×14 plus de risques ».

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