Depuis 2011, la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers diminue en France. Mais cette baisse reste inégale selon les régions. Certaines communes continuent de consommer beaucoup d’espace, notamment pour construire des logements.
Lorsqu’un espace naturel est transformé en surface urbanisée, où sont construits des logements, des bâtiments ou des infrastructures, on parle de consommation d’espace naturel, agricole et forestier.
Une étude récente du Cerema (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) montre que depuis 14 ans, on construit moins sur les espaces naturels. En 2024, près de 2 fois moins d’espaces naturels, agricoles et forestiers ont été consommés qu’en 2011.
Des espaces naturels utilisés pour construire
Cette baisse ne concerne pas toutes les communes de la même façon. Certaines utilisent encore beaucoup d’espace, notamment sur le littoral, autour des grandes villes et dans les territoires ruraux.
Les communes rurales représentent 88 % des communes françaises. Elles comptent donc pour une grande part des espaces consommés. Entre 2021 et 2025, elles représentent près de 7 hectares consommés sur 10 au niveau national. Le littoral aussi consomme beaucoup d’espace : 3 % des communes près de la mer ont consommé à elles seules 11 % des espaces naturels, agricoles et forestiers consommés en France entre 2011 et 2025. Cela représente plus de 31 600 hectares, soit 3 fois la superficie de la ville de Paris.
Même dans les communes où il y a peu de demande pour construire, des espaces sont consommés. Et cette consommation est très concentrée : 30 % des communes représentent à elles seules 80 % des espaces consommés en France.
Les logements, principaux consommateurs d’espace
Les logements représentent les deux tiers des espaces consommés entre 2011 et 2025, soit 9 682 hectares. C’est l’équivalent de la superficie de la commune de Saint-Pierre (Île de La Réunion). Les activités économiques en représentent 22 % et les infrastructures, en premier lieu les routes, 7 %.
Mais le Cerema précise que l’on construit maintenant plus sur une même surface : en 2011, l’utilisation d’un hectare d’espace naturel, agricole et forestier permettait de mettre en chantier 2 058 m² de bâtiments, contre 2 291 m² en 2023.
À gauche, le texte indique : « Comment ont été utilisés les espaces naturels, agricoles et forestiers ces 15 dernières années ? ». À droite, un graphique en camembert présente 4 parts illustrées par un dessin : les activités économiques (une usine), les infrastructures (une route), l’habitat (des maisons), et les autres usages.
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Quelle consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers sur la période 2011-2025 ? L’analyse du Cerema
Cerema, 1 juillet 2026
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