Dans le monde, de plus en plus d’espèces disparaissent. Pourtant, restaurer les milieux naturels permet déjà de sauver certains animaux. Ces 6 exemples montrent l’exemple.
Les animaux, les plantes et les insectes disparaissent de plus en plus vite dans le monde. Cela fait craindre une nouvelle extinction de masse. Le programme pour l’environnement de l’ONU (Organisation des Nations unies) rappelle qu’une espèce recensée sur huit est menacée. En effet, certains milieux naturels sont aujourd’hui mis à mal par l’artificialisation des sols, la surexploitation et la pollution. Mais il est possible de renverser la tendance en les restaurant, c’est-à-dire en mettant en place des actions pour favoriser la régénération de ces écosystèmes abîmés. Ainsi certaines espèces pourront être sauvées, d’après l’ONU.
Des espèces sauvées grâce à la restauration
L’antilope saïga est devenue rare à cause de la chasse, de maladies et de la raréfaction de ses habitats naturels — les steppes, les zones humides et les semi-déserts. En restaurant 10 millions d’hectares, soit l’équivalent de la surface de la région Nouvelle-Aquitaine, sa population au Kazakhstan est passée de moins de 50 000 individus en 2006 à près de 4 millions en 2025.
Les gorilles de montagne (environ 1 000 individus), répartis notamment dans le massif des Virunga (Ouganda, Rwanda, République démocratique du Congo), augmentent depuis les années 1980 grâce à la protection et à la restauration de plus de 1 000 hectares, soit 10 kilomètres carrés, du parc national des gorilles de Mgahinga, notamment en éliminant les arbres exotiques.
Plus de 80 % de la forêt atlantique, une forêt tropicale humide localisé le long du littoral du Brésil, a été perdue, notamment à cause de l’agriculture et de l’exploitation forestière. Après avoir réduit la déforestation et restauré de milliers d’hectares d’anciennes terres forestières, la population de jaguars a augmenté d’environ 160 % entre 2005 et 2018, atteignant 105 individus.
Des progrès en mer et sur les îles
Les dugongs sont des animaux marins semblables à des dauphins. Leur population a décliné à cause, notamment, de la diminution des herbiers marins dont ils se nourrissent. À Abou Dhabi, un projet prévoit de restaurer un total de 19 500 hectares, l’équivalent de 2 fois la Corse, de mangroves, de récifs coralliens et de prairies d’herbiers marins d’ici à 2030 pour aider la population actuelle, estimée à environ 5 000 animaux.
Sur les îles d’Antigua-et-Barbuda, en 1995, il n’y avait plus qu’une cinquantaine d’alsophis antiguae, une espèce de serpent inoffensive. Depuis, des opérations de restauration ont permis de réduire le nombre de mangoustes, des animaux introduits dans les années 1890 pour lutter contre les rats mais qui ont aussi tué beaucoup de ces serpents. On compte aujourd’hui plus de 1 100 individus sur ces îles.
Des écosystèmes encore très fragiles
Au Royaume-Uni, la restauration de zones humides, y compris sur d’anciens sites industriels, a permis le retour du butor, un oiseau d’eau presque disparu en 1997. Mais ces milieux restent très fragiles : depuis 1970, 22 % ont disparu et les animaux d’eau douce ont diminué de 85 %.
Au centre de l’image, on lit : « 6 espèces sauvées de l’extinction grâce à la restauration d’écosystèmes ». Tout autour du texte, 6 bulles présentent le portrait des animaux sauvés : un dugong, un serpent, un guépard, un oiseau, un gorille et une antilope.
Ressources
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6 espèces sauvées des prémices de l’extinction grâce à la restauration d’écosystèmes
ONU, programme pour l’environnement, 2 mars 2026
Outre les avantages essentiels qu’ils procurent aux populations, les écosystèmes restaurés servent de refuge à de nombreuses espèces menacées. Voici 6 mammifères, reptiles et oiseaux menacés sortis de l’ornière de l’extinction grâce à la restauration.