Nuisibles pour la santé humaine et des animaux domestiques, les chenilles processionnaires sont de retour avec le printemps. Leurs poils sont très urticants : ils piquent, irritent la peau et peuvent causer de sévères allergies. Partout en France, soyez vigilant en forêt et à proximité des arbres infestés : les processionnaires font leurs nids dans les chênes ou les pins, selon l’espèce.
Elles sont poilues, mesurent entre 2 et 4 centimètres, et se déplacent toujours à la queue-leu-leu, ou autrement dit, en procession. Vous reconnaitrez les chenilles processionnaires du pin à leurs poils orangés et blancs et celles du chêne à leur aspect gris argenté. Ces larves de papillons de nuit sont dangereuses à cause de leurs poils urticants microscopiques.
Évitez tout contact avec la peau, car ces poils provoquent des réactions parfois graves : des allergies violentes, gonflements, irritations, démangeaisons ou conjonctivites. La période à risque commence à partir du mois de mars pour le pin et s’étend d’avril à juillet pour le chêne.
Comment se protéger des chenilles processionnaires ?
Qu’elle soit vivante ou morte, il ne faut jamais toucher de chenille processionnaire. En effet, leurs poils restent urticants pendant deux à trois ans : même les nids abandonnés et les mues sont à éviter. Veillez à écarter les enfants et les animaux de compagnie, notamment les chiens qui risquent une nécrose de la langue s’ils tentent de les manger.
En forêt, portez des vêtements couvrants, éloignez-vous des arbres infestés et évitez de vous frotter les yeux. Les poils microscopiques peuvent facilement être transportés par le vent. Si vous pensez avoir été exposé, prenez une douche et changez vos vêtements. En cas d’intoxication, il faut consulter un médecin ou appeler un centre antipoison . Pour les animaux domestiques, consultez un vétérinaire.
Lutter contre les nids en forêt
Regardez où vous marchez : les chenilles processionnaires du pin s’enfouissent dans le sol avant de se transformer en papillon de nuit. Celles du chêne restent généralement dans les arbres, et sortent de leur nid en fin de journée pour se nourrir de feuilles. Les nids de processionnaires ont aussi des conséquences sur les arbres, qui perdent une part de leur feuillage. Cela réduit leur capacité de photosynthèse, ralentit leur croissance et les affaiblit face aux maladies et aux ravageurs.
Une solution pour prévenir la prolifération de ces chenilles en forêt est de diversifier les essences d’arbres, c’est-à-dire de mélanger les chênes et les pins avec des arbres qui ne sont pas touchés. Les mésanges sont également des prédatrices très efficaces : un couple peut manger jusqu’à 500 chenilles processionnaires par jour. Pour attirer ces petits oiseaux printaniers, il faut installer des nichoirs.
Les processionnaires du pin progressent vers le nord
Originaires du bassin méditerranéen, les chenilles processionnaires du pin se répandent depuis plusieurs décennies dans d’autres régions, jusqu’en Bretagne et en Ile-de-France, par exemple. Cette évolution est due au changement climatique : les températures plus douces en hiver ont permis aux processionnaires du pin de se développer plus au nord de la France métropolitaine ( source : IGN, Expansion de la chenille processionnaire du pin ).
Illustration de trois chenilles processionnaires sur une branche de pin. Il est écrit : « Les chenilles processionnaires, attention à leurs poils urticants ».
Ressources
Les dernières ressources
Chenilles processionnaires : gare aux poils urticants !
Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) - Mai 2025.