Le chlordécone est un produit toxique utilisé autrefois dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique. Même s’il est interdit depuis longtemps, on en retrouve encore dans certains aliments. Une étude de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) montre que la situation s’améliore et rappelle les gestes à suivre pour éviter d’y être exposé.
L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a publié les résultats de l’étude « Chlorexpo », un travail de recherche mené en Guadeloupe et en Martinique pour mieux estimer la quantité de chlordécone que les habitants absorbent par leur alimentation.
Ce pesticide, utilisé dans les bananeraies jusqu’en 1993, est interdit depuis longtemps mais reste présent dans l’environnement. Les résultats montrent une baisse de la contamination de nombreux aliments. Ils permettent aussi de savoir quels aliments transmettent le plus de chlordécone à la population.
Des aliments globalement moins contaminés
45 types d’aliments consommés en Guadeloupe et en Martinique ont été analysés, notamment des fruits, légumes, viandes, œufs et produits de la pêche. Conclusion : il y a moins de chlordécone dans ces aliments que lorsque d’études précédentes. C’est particulièrement vrai pour les légumes et les légumes racines. Et il n’y en a pas du tout eu dans les fruits analysés.
Les chercheurs ont également recherché le chlordécol, principal produit issu de la transformation du chlordécone dans l’environnement. Il n’a été détecté que dans moins de 3 % des échantillons.
Chez les adultes, l’exposition moyenne est estimée à 0,020 microgramme par kilo de poids corporel et par jour en Guadeloupe et à 0,015 en Martinique. Pour la quasi-totalité de la population, ces niveaux restent inférieurs à la valeur de référence fixée par l’ANSES.
Les produits de la pêche restent les plus concernés
Les œufs et les produits de la pêche comme les poissons, mollusques et crustacés marins, ainsi que les crustacés d’eau douce, présentent les niveaux de contamination les plus élevés, surtout lorsqu’ils proviennent de circuits informels, comme l’autoproduction ou la pêche de loisir.
L’ANSES recommande donc de limiter sa consommation de ces produits. Pour ce qui est des œufs, les propriétaires de poules pondeuses peuvent faire analyser leurs sols pour limiter leur contamination.
L’étude confirme aussi que les personnes qui achètent principalement leurs aliments dans les supermarchés, les commerces, les marchés ou auprès de professionnels sont moins exposées au chlordécone. Trois personnes sur quatre déclarent aujourd’hui s’approvisionner surtout par ces circuits.
Au centre, le texte indique : « Une baisse du chlordécone dans les aliments en Guadeloupe et en Martinique ». En fond, on voit les silhouettes de la Guadeloupe et de la Martinique avec des flèches qui descendent pour symboliser la baisse de ce produit chimique. Tout autour, des bulles montrent les aliments qui contiennent moins de produit : la banane, le manioc, la pomme de terre, mais aussi le poisson, la crevette, la viande et les œufs.
Ressources
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Chlorexpo : l’exposition au chlordécone mesurée au plus près des habitudes alimentaires
Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail(ANSES) - 4 juin 2026.