Le réchauffement climatique fragilise le développement de certaines guêpes, des insectes utiles pour protéger les cultures. Cela risque de conduire à une augmentation du nombre d’insectes nuisibles, donc à des pertes agricoles.
Une étude publiée dans la revue scientifique Ecology Letters montre que le réchauffement climatique affaiblit fortement les guêpes dites « parasitoïdes », des insectes qui protègent les cultures en s’attaquant aux insectes nuisibles. Les chercheurs ont étudié ces guêpes dans des conditions plus chaudes pour comprendre l’effet de la hausse des températures sur leur développement.
Des insectes utiles pour protéger les cultures
Les guêpes parasitoïdes pondent leurs œufs sur ou dans d’autres insectes. Les larves y grandissent et s’en nourrissent, et finissent par les tuer. Ce mécanisme permet donc de limiter le nombre d’insectes qui abîment les cultures. Ces guêpes sont notamment beaucoup utilisées en agriculture biologique, dans les vergers, les champs et les serres, par exemple.
L’équipe de recherche a étudié quatre espèces de guêpes tropicales et sept espèces de drosophiles, de petits insectes utilisés comme hôtes, dans lesquels les larves des guêpes parasitoïdes se développent. Les expériences ont été réalisées avec une hausse de température de 4 degrés, atteignant 28 degrés.
La chaleur perturbe fortement leur développement
À ces températures plus élevées, le développement des guêpes a fortement diminué. Elles ne pouvaient plus utiliser autant d’espèces d’insectes pour pondre leurs œufs, alors que les drosophiles ont été beaucoup moins touchées par la hausse des températures. Au contraire, les baisses de températures n’influencent pas ces guêpes. Le principal danger est donc bien le réchauffement rapide du climat : il perturbe jusqu’au fonctionnement des chaînes alimentaires dans la nature.
Selon les chercheurs, l’affaiblissement de ces guêpes pourrait entraîner une augmentation des insectes nuisibles. Il y aurait donc plus de pertes agricoles et il faudrait utiliser plus de pesticides chimiques.
Cette image explique qu’une hausse des températures dérègle les protections naturelles de l’environnement. Le texte en haut indique : « Le réchauffement climatique affaiblit les guêpes parasitoïdes ». En dessous, l’illustration montre un grand thermomètre rouge au centre. À sa gauche, une bulle montre des guêpes en bonne santé au milieu des fleurs. À sa droite, une autre bulle montre le résultat de la chaleur : des insectes nuisibles et des chenilles attaquent et abîment fortement une plante.
Ressources
Les dernières ressources
Le réchauffement climatique affaiblit les guêpes parasitoïdes, ennemies naturelles des insectes nuisibles
CNRS, 29 avril 2026
Une étude publiée dans Ecology Letters révèle que le réchauffement climatique réduit considérablement l’efficacité des parasitoïdes, ces petites guêpes qui contribuent à réguler les populations d’insectes dans la nature et protègent les cultures agricoles contre les ravageurs.