Adrien Bilal : repenser l’impact du climat sur l’économie

Publié le | Commissariat Général au Développement Durable

Adrien Bilal est lauréat du prix 2026 des jeunes économistes. Ses travaux montrent que les effets du changement climatique pourraient représenter la moitié de la richesse produite dans le monde en 2100.

Le prix du meilleur jeune économiste a été créé en 2000 par Le Monde et le Cercle des économistes. Il récompense des économistes de moins de 41 ans dont les recherches aident à comprendre les problèmes du monde actuel.
En 2026, Adrien Bilal, professeur à l’université Stanford aux États-Unis, s’est vu décerner ce prix. Ses travaux cherchent à mieux comprendre comment le réchauffement climatique affecte l’économie mondiale.

Une nouvelle façon d’étudier le climat

En 2024, Adrien Bilal et Diego Känzig publient une étude novatrice. Leur idée est simple : changer d’approche et regarder les effets du dérèglement climatique sur l’ensemble de la planète, et non seulement sur de petites zones. Jusqu’ici, beaucoup d’économistes regardaient surtout les effets du climat à petite échelle. Les études jusqu’ici portaient, par exemple, sur l’impact d’une hausse de température dans un pays comme la France, sans s’intéresser au reste du monde.

En étudiant la hausse de la température mondiale, Adrien Bilal montre que les effets du dérèglement climatique sur l’économie sont bien plus importants qu’on ne le pensait :

  • L’impact du réchauffement sur l’économie serait environ six fois plus élevé que les anciennes estimations et coûterait 50 % du PIB d’ici à 2100.
  • Une hausse de 1 °C à l’échelle mondiale pourrait entraîner environ 20 % de baisse du PIB mondial, soit de la richesse produite dans le monde entier.

En effet, le dérèglement climatique modifie tout le système climatique, ce qui entraîne des sécheresses, des tempêtes, et d’autres événements climatiques extrêmes qui peuvent coûter très cher.

Des économies réalisées en luttant contre le changement climatique

À travers ses travaux, Adrien Bilal étudie la façon dont l’économie réagit concrètement aux événements climatiques. Il montre aussi que lutter contre le réchauffement est rentable économiquement. Selon ses résultats, une tonne de CO₂ pourrait coûter environ 1 000 euros, contre 100 à 150 euros estimés auparavant.

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À droite, le texte présente « Le Prix du meilleur jeune économiste 2026 décerné pour des travaux sur l’impact économique du réchauffement climatique ». À gauche, on voit le portrait dessiné d’Adrien Bilal en costume avec une bulle qui résume son travail : « 50 % du PIB d’ici à 2100 ».

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