En 2024, la facture énergétique de la France atteint 57,7 milliards d’euros, en baisse de 21 % sur un an. Après le niveau record de 126,2 milliards d’euros atteint en 2022, ce recul marque un net allègement du coût des échanges extérieurs d’énergie pour le pays.
Des prix de l’énergie en recul après la crise
La facture énergétique correspond à la différence entre ce que la France dépense pour importer de l’énergie (pétrole, gaz, charbon…) et ce qu’elle gagne en exportant, notamment de l’électricité.
Après la flambée des prix en 2022, la situation continue de s’améliorer. En 2024, la facture s’établit à 57,7 milliards d’euros, soit plus de deux fois moins qu’au pic de 2022. Cela représente environ 850 € par habitant en moyenne.
La baisse est particulièrement importante pour le gaz naturel (- 35 %), grâce aux prix qui diminuent sur les marchés européens et à une consommation plus modérée. La facture liée au pétrole et aux biocarburants diminue également (- 8 %), même si ces produits représentent encore la plus grande part des dépenses énergétiques (43,7 milliards d’euros). Les dépenses liées au charbon et au bois-énergie reculent aussi (- 23 %).
Crédits : Commissariat général au développement durable
Agrandir la figure 4896Facture énergétique de la France : évolution 2023-2024
Total 2024 : 57,7 milliards d’euros.
Évolution 2023-2024 : moins 21 %.
Répartition par énergie en 2024 :
- pétrole et biocarburants : 43,7 milliards d’euros (moins 8 % par rapport à 2023) ;
- gaz naturel : 17,4 milliards d’euros (moins 35 % par rapport à 2023) ;
- autres (charbon et bois-énergie) : 1,7 milliards d’euros (moins 23 % par rapport à 2023) ;
- électricité (bénéfices) : moins 5,2 milliards.
Source : Extrait de l’infographie du bilan énergétique de la France pour 2024, SDES, mars 2026
L’électricité contribue à réduire la facture
En 2024, l’électricité participe de nouveau à l’amélioration du solde des échanges énergétiques. Déjà redevenue exportatrice nette en 2023, la France renforce cette position grâce à une meilleure disponibilité du parc nucléaire et à une production renouvelable dynamique.
Les échanges extérieurs d’électricité dégagent ainsi un bénéfice de 5,2 milliards d’euros en 2024.
Cette évolution améliore la balance commerciale énergétique et limite la dépendance aux importations d’énergies fossiles.
Une indépendance énergétique renforcée
La production nationale d’énergie primaire progresse de 10,2 % en 2024. Le taux d’indépendance énergétique atteint ainsi 61 %, son plus haut niveau depuis 1970 : l’énergie produite en France correspond à près des deux tiers de la demande intérieure d’énergie.
Selon les règles internationales de comptabilité de l’énergie, la chaleur produite par les centrales nucléaires est considérée comme une énergie primaire nationale. Toutefois, la France doit importer de l’uranium de l’étranger pour faire fonctionner ces centrales, car elle ne dispose pas, ou très peu, de cette ressource sur son sol. Si l’énergie nucléaire était considérée comme produite à l’étranger en raison de l’origine du combustible, le taux d’indépendance serait ramené à 16 % en 2024.
Le bilan énergétique définitif pour 2024, publié par le service statistique ministériel, met à disposition l’ensemble des données détaillées sur la production, la consommation, les prix de l’énergie pour les ménages et les secteurs d’activité, ou encore les émissions de CO2 liées à la consommation d’énergie en France.
Ressources
Les dernières ressources
Bilan énergétique de la France pour 2024
Datalab - Service des données et études statistiques - Mars 2026.