En 2024, environ la moitié des poissons pêchés en France provient de stocks durables, contre 44% en 2023. La situation s’améliore légèrement, mais la surpêche reste trop élevée.
En France, un poisson pêché sur deux provient de stocks durables, c’est-à-dire d’une population de poissons exploitée sans dépasser sa capacité de renouvellement. Chaque année, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) évalue l’état des populations de poissons pêchés en France. En 2024, environ 50% des poissons débarqués provenaient de stocks exploités durablement, contre 44% en 2023. Mais malgré cette amélioration par rapport aux années précédentes, la surpêche reste préoccupante.
Une surpêche toujours importante
La pression sur les ressources de poissons reste en effet élevée : 16% des stocks sont surpêchés, 10% sont surpêchés et dégradés, et 7% sont considérés comme effondrés. Au total, plus du quart des volumes pêchés provient encore de situations de surpêche ou de dégradation.
Dans ce contexte, les scientifiques estiment que les niveaux d’exploitation restent trop élevés pour assurer une reconstitution durable de l’ensemble des populations de poissons.
Les effets du changement climatique sur la pêche
Le changement climatique combiné à l’acidification et à la désoxygénation des océans influence de plus en plus les écosystèmes marins. Cela provoque le déplacement de certaines espèces et perturbe leur croissance et leur reproduction. Certaines populations deviennent ainsi plus difficiles à suivre et à prévoir.
"En France, souligne l’Ifremer, le changement climatique va plutôt induire des impacts négatifs que positifs sur les écosystèmes marins, avec des pertes moyennes de biomasse (masse totale des poissons) estimées entre 5 à 8% vers le milieu du siècle, et jusqu’à -23% à la fin du siècle pour un réchauffement à 4°C".
Un gros bateau de pêche, en mer, les filets dans l’eau. Dans la mer, plusieurs poissons nagent. Les filets du bateau de pêche sont pleins. Dans le ciel, il est écrit : "en 2024, 50% des poissons pêchés provenaient de stocks exploités durablement."