Climat en 2050 : un avenir inquiétant, mais encore évitable

Mis à jour le | Commissariat Général au Développement Durable

Chaleurs extrêmes, sécheresses, montée des mers, perte de biodiversité : un rapport de l’ONU décrit un futur inquiétant pour la Terre. Il montre aussi que des choix différents permettraient de protéger les populations.

Le rapport GEO-7 du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a été rédigé par près de 300 scientifiques et publié en 2025. Il montre ce que pourrait devenir la Terre dans les prochaines décennies et invite les pays à agir rapidement pour éviter le pire.

À quoi pourrait ressembler la Terre si rien ne change ?

Selon le rapport, les rejets de gaz responsables du réchauffement pourraient atteindre 75 milliards de tonnes par an, soit près de 50 % de plus qu’aujourd’hui. Presque toute la population mondiale serait exposée à des chaleurs extrêmes. La pollution de l’air toucherait 4,2 milliards de personnes. Un tiers de l’humanité manquerait d’eau, tandis que plus d’un milliard de personnes seraient exposées à des pluies intenses. Les inondations et sécheresses pourraient plonger jusqu’à 132 millions de personnes dans la pauvreté dès 2040 dans le monde, soit l’équivalent de deux fois la population de la France.

Les paysages risquent de beaucoup changer. Avec l’effondrement des calottes glaciaires, le niveau de la mer monterait de 10 mètres. La forêt amazonienne se transformerait en savane, les coraux d’eau chaude disparaîtraient presque tous, le pergélisol (les sols gelés en permanence) pourrait dégeler, ce qui libérerait beaucoup de gaz à effet de serre et accélérerait encore le réchauffement.

Comment protéger la planète ?

Le rapport explique qu’il est encore possible d’agir sur l’économie, la gestion des déchets, la production d’énergie, l’alimentation et la protection de la nature. Il recommande de :

  • revoir le calcul du PIB pour prendre en compte le capital naturel, c’est-à-dire la valeur monétaire des ressources et services fournis par la nature ;
  • promouvoir l’économie circulaire, c’est – à-dire le recyclage ou le réemploi des objets et des matières ;
  • investir dans les énergies renouvelables et réduire la demande énergétique en modifiant les bâtiments, créant des villes plus compactes et encourageant la marche et le vélo ;
  • rendre l’agriculture et l’élevage plus efficace en testant de nouveaux aliments et de nouveaux modes de production, comme l’agriculture verticale.

Ces changements pourraient éviter 9 millions de morts trop précoces, aider 100 millions de personnes à sortir de la pauvreté et 200 millions de la sous-alimentation.

Combiner écologie et économie : des solutions existent déjà

On entend parfois que les choix écologiques se font au détriment de l’économie. C’est une idée reçue : en réalité, il est possible de concilier les deux.

Par exemple, en Chine, plus de 100 entreprises recyclent les déchets électroniques, et jusqu’à 50 % de ces déchets étaient recyclés en 2020. En Afrique, une méthode agricole simple, appelée zaï (des trous remplis de compost pour retenir l’eau), a permis d’augmenter les récoltes jusqu’à 500 %. En Inde, 200 000 membres de la communauté autochtones Adivasi ont été formés pour devenir guides naturalistes et gardes forestiers. De quoi protéger les grands félins de la réserve de tigres de Periyar, tout en promouvant l’écotourisme et en créant des emplois.

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Sur fond jaune, se dessine une ville dans les tons orangés avec un grand soleil en arrière-plan pour représenter les vagues de chaleur paralysantes. On voit également des nuages de pollution entre et au-dessus des bâtiments. On peut lire : « Sans changements majeurs, notre environnement pourrait considérablement se dégrader en 2025 ».

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