Santé

Les sources de pollution

Mis à jour le | Commissariat général au développement durable

L’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, les sols que nous cultivons : tous peuvent être contaminés par des substances nocives. Pesticides, métaux lourds, microplastiques, perturbateurs endocriniens ou encore bruit et radioactivité… Les sources de pollution sont nombreuses, parfois bien connues, parfois émergentes. Panorama des principales pollutions et des dispositifs mis en place pour les surveiller en France.

Quelles sont les grandes sources de pollution ?

Les pollutions environnementales proviennent de nombreuses substances ou origines. Certaines sont bien connues et suivies depuis longtemps, comme la pollution de l’air ou les pesticides. D’autres, plus récentes ou émergentes, posent de nouveaux défis pour la surveillance et la recherche. Voici un panorama des principales sources de pollution.

Pollution de l’air extérieur

Particules fines, dioxyde d’azote, ozone… L’air peut contenir des polluants nocifs pour notre santé et pour l’environnement. La pollution atmosphérique est l’une des principales menaces environnementales pour la santé en France.

Pesticides

Utilisés pour protéger les cultures agricoles, les pesticides peuvent contaminer l’eau, les sols, l’air et s’accumuler dans les organismes vivants. Ils sont surveillés de près en raison de leurs effets sur la santé humaine et les écosystèmes.

Métaux lourds

Cadmium, mercure, plomb… Ces métaux toxiques, appelés métaux lourds, s’accumulent dans l’environnement et peuvent nuire à notre santé, même à très faibles doses.

Déchets plastiques

Chaque année, des centaines de million de tonnes de plastiques sont produits, consommés puis rejetés dans l’environnement. Une fois abandonnés, ces déchets se fragmentent, persistent dans les milieux naturels et peuvent contaminer les sols, les eaux ou la faune.

Les résidus de médicaments

Les médicaments que nous consommons ne sont pas entièrement éliminés par notre corps ni par les stations d’épuration. Une partie de ces substances actives se retrouve dans les eaux usées, les rivières ou les sols, avec des effets encore mal connus sur la faune, la flore et sur notre santé.

Nanomatériaux

Les nanomatériaux sont partout : dans les crèmes solaires, les peintures ou même certains aliments. Leur impact potentiel sur la santé ou l’environnement fait aujourd’hui l’objet d’une surveillance renforcée.

Perturbateurs endocriniens (BPA et DEHP)

Les perturbateurs endocriniens sont invisibles mais présents dans de nombreux objets de notre vie courante : emballages, jouets, cosmétiques… En imitant ou en bloquant nos hormones naturelles, les perturbateurs endocriniens peuvent altérer le fonctionnement de notre organisme.

Le bruit

Souvent sous-estimé, le bruit est une pollution invisible mais omniprésente. Il peut altérer la qualité de vie et provoquer des troubles du sommeil, du stress ou des maladies cardiovasculaires.

Ondes électromagnétiques

Les ondes électromagnétiques sont partout autour de nous : téléphones portables, antennes relais, Wi-Fi, micro-ondes… Leur effet sur la santé fait l’objet d’une surveillance et de recherches continues.

Radioactivité

Elle peut être naturelle (comme le radon, présent dans les sols) ou d’origine humaine, liée aux installations nucléaires. Dans les deux cas, la surveillance est essentielle pour prévenir les expositions.

L’amiante

Longtemps utilisé dans la construction, l’amiante est aujourd’hui interdit. Mais il reste présent dans de nombreux bâtiments et peut être dangereux lorsqu’il se dégrade et libère des fibres dans l’air.

Comment les polluants sont-ils surveillés en France ?

Pour comprendre l’état de notre environnement et orienter les politiques publiques, la France s’appuie sur un large réseau de surveillance déployé depuis plus de 30 ans. Ce réseau couvre l’ensemble du territoire, y compris l’outre-mer, et mesure la qualité de l’air, de l’eau, des sols, mais aussi les rejets des activités humaines.

Des sols suivis sur plus de 2 000 sites

La qualité des sols est évaluée grâce à un réseau national de suivi, en place depuis 2000. Environ 2 200 sites sont répartis régulièrement sur l’ensemble du territoire selon une grille de 16 km de côté. Chaque site est analysé tous les 15 ans pour détecter la présence de polluants et suivre leur évolution dans le temps.

Des million d’analyses de l’eau

L’état des rivières, lacs, eaux souterraines ou littorales est suivi au titre du Code de l’environnement. Environ 11 600 masses d’eau de surface et 690 masses d’eau souterraines font l’objet d’analyses régulières. Cela représente plus de 21 millions d’analyses par an, dont les trois quarts ciblent les pesticides.

L’eau du robinet est aussi surveillée, cette fois au titre du Code de la santé publique. En 2022, plus de 18 millions d’analyses ont été réalisées dans les réseaux de distribution d’eau potable.

Un réseau dense pour surveiller l’air extérieur

En 2022, près de 600 stations ont mesuré les concentrations des polluants réglementés au niveau européen, ainsi que certains polluants d’intérêt national, comme le carbone suie ou certains pesticides. D’autres substances sont également suivies dans des zones d’activités spécifiques, telles que le traitement des déchets. Depuis 2008, près de 20 stations de mesures surveillent la composition chimique des particules en milieu urbain sur tout le territoire.

Une attention croissante à la qualité de l’air intérieur

La qualité de l’air dans les logements, les écoles ou les lieux de travail est étudiée depuis 2001. L’Observatoire de la qualité des environnements intérieurs (OQEI) pilote des campagnes de mesures pour mieux comprendre l’origine des polluants présents à l’intérieur des bâtiments.

Une surveillance des installations polluantes

Les stations d’épuration des eaux usées et les sites industriels ou agricoles doivent suivre les polluants qu’ils rejettent dans l’environnement. Plus de 22 600 stations d’épuration mesurent la qualité de leurs rejets, et plus de 15 200 sites déclarent chaque année leurs émissions dans un registre national.

Enfin, la France tient à jour une base de données sur plus de 9 500 sites et sols pollués, afin d’améliorer les connaissances et la gestion de ces pollutions sur le long terme.

Actualités : Produits chimiques

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