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Comment faire face aux besoins en métaux et minéraux pour les véhicules de demain ?

Au niveau mondial, les transports représentent 24 % des émissions de CO2. L’électrification de la mobilité limite ces impacts, mais au risque de tensions sur les matières premières indispensables aux batteries des véhicules.

Ces dernières années, le coût des batteries lithium-ion a fortement diminué alors que cette technologie s’est imposée sur le marché du véhicule électrique, en étant aujourd’hui le meilleur compromis en termes de densité d’énergie, de durée de vie et de fonctionnement du véhicule. Elle restera majoritaire à horizon 2030 en continuant à bénéficier d’améliorations, jusqu’à l’industrialisation de batteries tout-solide.

Mais cette transition énergétique peut rencontrer certaines difficultés. À l’horizon 2030, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit notamment une forte augmentation de la consommation des métaux et minéraux nécessaires à la production de batteries de plus en plus puissantes :

  • une consommation de lithium, cobalt et nickel qui pourrait être multipliée par 10 ;
  • des besoins en graphite et manganèse qui pourraient être multipliés par 7.

Comment anticiper ces besoins croissants en matières premières tout en créant de nouvelles opportunités industrielles et en limitant les impacts sociaux et environnementaux de ces industries ? Des travaux de prospective sont dès à présent lancés pour relever ces défis, comme le montre une étude publiée par le Commissariat général au développement durable (ministère de la Transition écologique).

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Figure 3122

Selon les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie, les besoins en ressources minérales et métaux rares pour nos véhicules électriques seront à l’horizon 2030 :

  • × 10 pour le lithium, cobalt et le nickel ;
  • × 7 pour le graphite et le manganèse.

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