Téléviseurs, voitures, vêtements, lave-linges, vélos, cafetières… En 2024, les ménages français consacrent 9 % de leurs dépenses à l’entretien, la réparation et la location de ces objets du quotidien. Une pratique en progression. Allonger la durée de vie des produits permet de limiter la fabrication de biens neufs, l’extraction de ressources naturelles et les émissions de gaz à effet de serre associées.
Quels objets ou équipements du quotidien répare-t-on en priorité ?
Les « biens domestiques » regroupent l’ensemble des objets utilisés au quotidien : matériel audiovisuel, meubles, vêtements, appareils ménagers, véhicules, articles de sport ou de loisirs.
La réparation est plus fréquente pour les biens les plus coûteux ou techniques. Elle représente 16 % des dépenses pour le matériel audiovisuel et les biens de loisirs, et 14 % pour les moyens de transport (voitures, motos, vélos). À l’inverse, elle reste faible pour les vêtements et les chaussures, où seuls 2 % des dépenses concernent l’entretien ou la réparation.
Part de la réparation dans la consommation de biens domestiques en 1990 / 2000 / 2010 / 2020 / 2021 / 2022/ 2023/ 2024 (en %)
- Matériel audiovisuel, photographique et autres biens durables à fonction récréative : 11 / 11 / 11 / 14 / 13 / 14 / 15 / 16
- Vêtements et chaussures : 1 / 1 /1 / 1 / 1 / 1 / 2 / 2
- Meubles et articles d’ameublement : 5,9 / 6,9 / 7,9 / 8,6 / 8,3 / 8,8 / 10 / 10
- Appareils ménagers et outillage : 6 / 7 / 7 /8 / 8 /9 / 10 /10
- Jeux, articles de sports et matériels pour activités de plein air : 10 / 9 / 9 / 9 / 9 /9 / 10 / 10
- Voitures, motocycles et vélos : 8 / 9 / 10 / 12 / 14 / 15 / 14 / 14
- Total : 5 / 6 / 7 / 8 / 8 / 9 / 9 / 9
Note : consommation effective des ménages par fonction, en prix courants (hors produits d’information et de communication comme les téléphones portables ou les ordinateurs dont les données de réparation ne sont pas disponibles).
Source : Insee, comptes nationaux (base 2020). Traitements : SDES, 2025
Réparer plutôt que remplacer : un réflexe qui progresse
Depuis 1990, la part du budget des ménages dédiée à l’entretien et à la réparation a presque été multipliée par deux (de 5 % à 9 %), signe d’un intérêt croissant pour des usages plus durables, avec une hausse particulièrement marquée pour les véhicules.
Cette évolution s’observe dans plusieurs pays européens : en France, 63 % des consommateurs se disent prêts à payer plus cher pour des produits plus durables et plus faciles à réparer, une proportion supérieure à la moyenne européenne.
Le bonus réparation : une aide concrète pour passer à l’action
Depuis décembre 2022, le « bonus réparation » permet de réduire directement le coût d’une réparation chez un réparateur labellisé. Il concerne de nombreux produits : électroménager, équipements électroniques, textiles, chaussures, meubles, articles de sport ou de bricolage.
Fin 2024, près de 10 000 réparateurs étaient labellisés et plus d’1,5 million de réparations avaient déjà bénéficié de ce dispositif, pour un total de 63 millions d’euros versés.
Pour en savoir plus
Comment fonctionne le bonus réparation?Ressources
Les dernières ressources
Indicateurs clés pour le suivi de l’économie circulaire
Article Web, Service des données et études statistiques, Janvier 2026.