Le 17 janvier 2026, le traité « BBNJ » de l’ONU (Organisation des nations unies) pour protéger la haute mer entrera en vigueur. Objectif : encadrer ces zones fragiles et sauver la biodiversité qui y vit.
Le 17 janvier 2026, un nouvel accord international sera en vigueur. Son objectif : protéger la biodiversité de la haute mer, ces zones de l’océan situées au-delà des eaux contrôlées par les pays qui représentent, au total, deux tiers des océans. Le 19 septembre dernier, le texte a obtenu l’approbation officielle de 60 pays, le nombre minimum nécessaire à son entrée en vigueur. Un traité vital, alors que seulement 8 % de la surface marine est protégée. Moins de la moitié des zones les plus importantes pour la biodiversité bénéficient d’une vraie protection.
De nouvelles règles communes
Jusqu’ici, la haute mer était un espace mal réglementé. Ce traité, dit « BBNJ », c’est-à-dire « Biodiversity Beyond National Jurisdiction » ou « Biodiversité Au-delà de la Juridiction Nationale », prévoit des zones marines protégées, un partage plus équitable des découvertes, des savoir-faire et des technologies et impose des études avant tout projet.
En août, une commission s’est réunie à New York pour organiser la mise en pratique du traité : financement, règles de fonctionnement, création d’un secrétariat et d’un futur centre d’échange d’informations scientifiques… Des détails techniques à clarifier avant la première grande réunion des pays signataires, en 2026.
Pêche, coraux, écosystèmes : un océan en danger
L’océan fait face à différents dangers. Parce qu’il absorbe 90 % de la chaleur due aux gaz à effet de serre, les températures sous la surface battent des records. Même en limitant le réchauffement à 1,5 degrés en moyenne, presque tous les récifs tropicaux pourraient disparaître d’ici 2050. L’océan devient plus chaud, ce qui tue les coraux, et plus acide.
De plus, plus d’un tiers des stocks de poissons sont surexploités. La pêche illégale représente jusqu’à 26 millions de tonnes par an, soit 15 % des captures mondiales. L’Organisation des nations unies (ONU) mise sur de nouveaux outils, comme l’Accord sur les contrôles dans les ports et les sanctions de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) contre les subventions qui encouragent la surpêche.
Un droit contraignant et juste
Le traité « BBNJ » est concret : il prévoit un échéancier, des cartographies, des évaluations et des financements. Mais pour sauver les océans, encore faut-il permettre à chacun de se mobiliser, spécialement les pays les moins avancés et les petits États insulaires souffrant de la montée des eaux.
Crédits : Citizen press
Agrandir la figure 4021Une bouée de sauvetage flotte sur de l’eau verte. L’eau à l’intérieur de la bouée est bleue. Le texte dit : un traité international pour protéger les mers.
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Le traité sur la haute mer entrera en vigueur en janvier : « une bouée de sauvetage » pour l’océan
ONU (Organisation des nations unies) - 19 septembre 2025.