Santé

La pollution de l’air extérieur et ses effets sur la santé

Mis à jour le | Commissariat général au développement durable

La qualité de l’air est modifiée par des polluants d’origine naturelle ou d’origine humaine. Si la qualité de l’air s’améliore depuis 20 ans, certains polluants ont encore des effets importants sur la santé.

Les particules

Les particules provoquent des troubles respiratoires et cardio-vasculaires. Elles sont associées à une augmentation de la mortalité par des cancers, des maladies respiratoires ou cardio-vasculaires.

Depuis octobre 2013, les particules de l’air ambiant sont classées comme agent cancérigène par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

Les populations les plus sensibles sont les femmes enceintes, les nouveau-nés, les enfants, les personnes âgées, et toute personne atteinte de pathologie cardio-vasculaire ou respiratoire, de diabète ou d’obésité.

La présence des particules dans les voies respiratoires dépend de leur taille :

  • les particules les plus grosses avec un diamètre supérieur à 5 micromètres sont retenues dans la région du nez ;
  • les particules les plus fines, inférieures à 1 micromètre, peuvent atteindre les poumons et y persister.

Les oxydes d’azote

Une fois dans l’air, le monoxyde d’azote devient du dioxyde d’azote, gaz irritant pour les bronches et favorisant les crises d’asthmes et les infections des poumons. Les personnes asthmatiques et les jeunes enfants sont plus sensibles à ce polluant.

Ces polluants sont émis par les humains par le chauffage, les moteurs de véhicules, les procédés industriels, ou les engrais azotés. Ils sont également émis par des éléments naturels comme les volcans, les éclairs et les sols secs.

L’ozone

L’ozone est un gaz indispensable à la vie terrestre présent dans la haute atmosphère pour protéger des rayons ultraviolets du soleil. Dans les basses couches de l’atmosphère, l’ozone est en revanche un polluant atmosphérique nocif pour la santé humaine.

L’ozone peut pénétrer profondément dans les voies respiratoires. Une exposition à l’ozone provoque le plus fréquemment de la toux sèche et une gêne respiratoire.

À long terme, ce polluant a des effets cardio-vasculaires. Cela peut mener au développement de l’asthme et augmente la mortalité respiratoire.

L’ozone a également des effets néfastes sur la végétation notamment la baisse de rendement pour certaines cultures, et sur certains matériaux.

Le benzène

Le benzène est l’un des gaz les plus nocifs, il appartient à la famille des « composés organiques volatils ». Une exposition forte ou régulière peut entraîner des effets critiques sur les cellules sanguines. Le benzène est classé comme agent cancérigène depuis 1987.

Plus largement, la famille de « composés organiques volatils », comme le benzène, contribue à la formation de polluants nocifs pour la santé comme les particules fines, par réaction avec les rayons du soleil. Cela explique les pollutions aux particules fines qui surviennent parfois quand il fait très beau.

Le dioxyde de soufre

Le dioxyde de soufre est un polluant irritant pour les voies respiratoires, les yeux et la peau. Il peut provoquer des toux et de l’asthme. Les enfants et les personnes présentant déjà des problèmes respiratoires chroniques sont particulièrement sensibles.

Le dioxyde de soufre est à l’origine de pollution acide en s’associant avec d’autres polluants comme l’oxyde d’azote.

Cette pollution acide peut modifier les équilibres chimiques des cours d’eau, des lacs, des sols ou des forêts, en retombant avec les pluies ou le vent.

Les « hydrocarbures aromatiques polycycliques »

Cette famille regroupe une centaine de molécules. De nombreuses de ces molécules sont présentes dans l’atmosphère sous forme de gaz et de particules.
Le benzopyrène est l’un des plus connus. Il est classé comme agent cancérigène certain. D’autres sont aussi classés agents cancérigènes probables ou cancérigènes possibles.

Actuellement, leurs effets sur la santé ne sont connus qu’en partie. Les données disponibles montrent que certains peuvent provoquer des irritations, une diminution de la capacité respiratoire et le développement de cancers, notamment au niveau du foie, du sang et de la reproduction.

Les métaux lourds

Dans l’air ambiant, les métaux lourds sont présents sous forme de particules et de gaz. Les métaux lourds peuvent être inhalés directement ou ingérés lorsque la chaîne alimentaire est contaminée (à travers les sols, l’eau ou les aliments).

Chez l’humain, ils peuvent affecter le système nerveux, les reins, le foie, ou encore les poumons. Certains métaux lourds, comme le cadmium, l’arsenic, le nickel et le chrome sont cancérigènes.

Le monoxyde de carbone

Le monoxyde de carbone est un gaz incolore, inodore et très toxique. Il représente surtout un danger pour la santé en intérieur.

Son niveau dans l’air est favorisé par une mauvaise ventilation, par exemple dans les embouteillages dans les tunnels, avec les moteurs au ralenti dans les parkings, dans les habitations ou par une mauvaise évacuation des fumées de combustion.
Le monoxyde de carbone peut provoquer des symptômes légers comme des vertiges ou des maux de tête, mais aussi des problèmes cardiovasculaires ou neurologiques et peut même entraîner des comas ou le décès pour les cas les plus sévères.

Ce gaz participe à l’acidification de l’air, des sols et des cours d’eau, et à la formation d’ozone dans les couches basses de l’atmosphère.

L’ammoniac

L’ammoniac est un gaz irritant qui a une odeur piquante, il brûle les yeux et les poumons. Il est toxique quand il est inhalé à des niveaux importants, et même mortel à très haute dose.

Il provoque une trop grande croissance des algues et des plantes et rend acide les eaux et les sols. C’est aussi un gaz qui peut former des particules fines en se combinant avec d’autres substances, qui auront un impact sur l’environnement et la santé.